Accueil > À notre sujet > Nouvelles > Ingénieurs immigrants

Ingénieurs immigrants

1 mai 2010

Selon l’AIGNB, l’attribution du permis d’exercice aux ingénieurs immigrants est efficace et accessible

Le chef de la direction signale les communications soutenues avec les associations multiculturelles.

« La légende de l’ingénieur immigrant qualifié obligé de chauffer un taxi parce qu’il ne peut obtenir un permis d’exercice au Nouveau-Brunswick est un mythe », déclare Andrew McLeod, chef de la direction d’Ingénieurs et géoscientifiques Nouveau-Brunswick.

« Le processus d’attribution du permis d’exercice aux ingénieurs du Nouveau-Brunswick et du Canada est salué comme étant l’un des processus les plus efficaces et les plus accessibles parmi les processus analogues suivis par les associations professionnelles », a expliqué M. McLeod lors d’une entrevue (le 10 mai).

« Nous avons l’impression d’être en affaires. Nous nous sommes penchés sur 17 différentes manières de changer notre profession pour intégrer davantage d’ingénieurs étrangers à nos associations dans l’ensemble du pays. »

Il indique que l’association a mis en œuvre la presque totalité de ces 17 propositions.

« Par exemple, indique M. McLeod, l’association néo-brunswickoise communique régulièrement avec les associations multiculturelles de la province et organise des présentations du processus d’attribution de permis auprès des ingénieurs immigrants. Le formulaire de demande d’approbation des titres de compétences étrangers est en ligne sur le site Web de l’association et, une fois le formulaire rempli, le requérant sera promptement informé de ce qu’il doit faire pour travailler ici en tant qu’ingénieur », précise-t-il.

« Nous avons l’impression d’avoir très bien travaillé. »

(Au début mai)M. Kanza Hashmat, Ph.D., président du comité pour l’éducation et la santé de la Asian Heritage Society du Nouveau-Brunswick a interpellé le gouvernement provincial pour qu’il accélère le processus d’approbation des titres de compétence des professionnels immigrants.

Le gouvernement libéral avait indiqué qu’il s’occupait de la question.

M. McLeod a toutefois rappelé que le système des associations du génie fonctionne bien, et qu’il est frustrant d’entendre des gens se plaindre avant de s’informer.

« Si un ingénieur formé à l’étranger (qualifié) souhaite obtenir un permis pour exercer le génie au Nouveau-Brunswick, nous pouvons le lui procurer en à peine quatre mois », rappelle-t-il.

Pour un ingénieur étranger, il y a trois moyens d’obtenir un permis pour exercer le génie dans la province : étudier le génie à une université canadienne; étudier à une université qui offre un programme de génie approuvé qui figure à la banque de données internationale de l’association, ou soumettre ses titres de compétences à un examen complet si son programme de génie ne figure pas à notre liste.

« Dans le cas d’un requérant ou d’une requérante qui a étudié à un établissement non approuvé, il nous faut la description des cours et des relevés officiels », explique Kate Sisk, directrice des admissions à l’association.

« Essentiellement, nous repassons chacun des cours que le requérant a suivis, et nous essayons d’établir la correspondance avec le baccalauréat en génie canadien. » Elle explique qu’en quatre mois, l’association est en mesure d’indiquer au requérant que sa formation est suffisante ou non et, dans ce dernier cas, de lui indiquer là où il doit apporter des améliorations.

« Il saura exactement ce qu’il doit faire », explique Mme Sisk.

« Le requérant doit avoir au moins un an d’expérience de travail en génie au Canada ou aux États-Unis ou de travail selon les normes canadiennes à l’étranger, réussir l’examen sur l’exercice de la profession et savoir parler l’anglais ou le français », indique M. McLeod.

« Le requérant qui a cinq ans d’expérience peut demander un examen oral auprès du comité d’examen de l’expérience de travail de l’association, précise Mme Sisk. Pendant la période d’attente de l’approbation, le requérant peut travailler en tant qu’ingénieur stagiaire. Il ne peut cependant apposer sa signature à des travaux qui n’ont pas été supervisés. »

Mme Sisk signale que l’association, qui représente 3 800 ingénieurs inscrits, a reçu 47 demandes de requérants étrangers l’an dernier. « C’est normal d’en recevoir une cinquantaine par année », confirme-t-elle.

« L’association sera peut-être obligée d’embaucher une personne à temps plein pour s’occuper des requérants étrangers », signale M. McLeod.

Il explique qu’environ 30 p. 100 des personnes qui immigrent au Nouveau-Brunswick se prétendent ingénieurs, bien qu’une bonne partie d’entre eux sont plutôt des techniciens.

M. McLeod explique que le système de l’association pour reconnaître les titres de compétence est en place depuis des décennies.

Au Nouveau-Brunswick, le premier ingénieur étranger a été approuvé en 1950.

Il explique aussi que les ingénieurs sont particuliers, en ce que leur système de titres de compétence est uniforme, de sorte que, si un ingénieur est approuvé au Nouveau-Brunswick, il peut travailler partout au pays, pourvu qu’il s’inscrive auprès de l’association provinciale concernée.

« Dans ce dossier, nous avons la réputation d’être tout à fait exemplaires », conclut M. McLeod.